Burma... a thousand smiles
Burma... a thousand smiles
7 janvier au 2 février 2010
Après un paisible Laos qu’il nous est difficile de quitter, nous rejoignons la Thaïlande (par voie de terre) où nous avons prévu de passer quelques jours au bord de l’eau pour les fêtes de fin d’année et où nous retrouvons quelques amis qui s’y sont également réunis pour l’occasion.
Dix jours plus tard, après un bain de soleil, des festins gastronomiques, des retrouvailles chaleureuses et les effluves d’alcool qui vont avec, nous débutons la nouvelle année 2010 par un pays que l’on a hâte de découvrir depuis longtemps, la Birmanie. Pour l’atteindre, nul autre moyen sinon que de prendre l’avion pour relier Yangon, anciennement capitale de la Birmanie.
Comme ordonné par le gouvernement birman, notre porte-monnaie ne contient que des dollars “spanking new” (flambant neufs) que nous devrons ensuite échanger en monnaie locale une fois dans le pays (le marché noir proposera un taux d’échange près de 3x plus élevé que le taux officiel!), en gardant en tête que le billet le plus élevé équivaut à 1 franc suisse. Prévoir donc un porte-monnaie suffisamment grand et élastique!
L’excitation au coeur, nous embarquons dans le vol Bangkok-Yangon, le visage aspiré par le hublot, guettant les premières images qui se dessineront au fur et à mesure que nous prendrons de l’altitude et survolerons ce pays qu’il nous tarde particulièrement de découvrir.

“Près d’une personne sur trois est suspecte de travailler comme espion pour le gouvernement” nous lâche-t-il, le regard balayant nerveusement l’horizon, comme pour s’assurer que personne ne nous écoute. Les gestes teintés d’une anxiété presque palpable, il nous relate avec soin comment la junte militaire prit le pouvoir en 1989, établissant un régime des plus répressifs, enferma l’opposante au pouvoir Aung San Suu Kyi dans sa propre maison et ferma les universités pendant les 10 années qui suivirent.
Son discours s’étale à force de nombreux exemples qui ne feront que relever l’atrocité et les injustices dont souffre le pays depuis que la junte militaire s’est octroyée le pouvoir et régit en temps que maître absolu, privant son peuple de nombreux droits et l’habituant à vivre désormais dans la crainte et l’appréhension.

Sachant ses mots terriblement lourds de conséquence si quelqu’un venait à nous surprendre, notre chauffeur change brusquement de sujet alors que nous pénétrons au coeur de la ville et nous engouffrons dans l’interminable concert des klaxons qui parsèment le lever du jour.

D’imposants bâtiments coloniaux à la peinture depuis longtemps défraîchie et aux proportions démesurées dont les murs extérieurs s’évanouissent sous une étendue de mousse vorace et de plantes grimpantes. Des silhouettes filiformes d’hommes portant le longyi (long tissu enroulé autour de la taille, habit traditionnel birman mais aussi indien), des corps gracieux qui se bousculent, des visages couleur soleil qui se mélangent avec harmonie aux différents faciès qui peuplent le lever du jour. Et puis, cette étrange odeur connue qui mélange pollution, chaleur, huile à frire et noix de bétel, si caractéristique d’un pays que nous avons tant aimé et tant côtoyé: l’Inde. (le bétel est une plante séchée puis mélangée à de la chaux et de la noix d’arec. La chaux agit comme catalyseur et l’arec favorise la salivation, celle-ci devenant teintée de rouge. Hommes et femmes raffolent de cette mixture qu’ils mâchent à longueur de journée pour ses effets à la fois enivrants et réparateurs).
En quelques secondes, quelques balancements du regard, quelques profondes inspirations, c’est une intense vague de sensations olfactives, visuelles et auditives qui jaillit et nous entraîne vers le souvenir.
L’on se croirait au pays de la vache sacrée, arpentant les ruelles animées de l’inégalable Calcutta, humant les étals de beignets et de samosas, se faufilant adroitement entre les infatigables vendeurs de camelote et marchands de légumes, guettant secrètement les regards insistants et curieux qui se posent sur nous.
Pourtant, malgré les innombrables ressemblances et une frontière indienne à quelques kilomètres seulement, nous réalisons gentiment que nous sommes en sol birman, avec son intarissable mélange et brassage culturel.
Sous un soleil qui n’a de cesse de jouer de ses rayons éblouissants et qui semble nous avoir ôté tout espoir de répit, nous découvrons les premières beautés d’une Birmanie qui s’efforce de sortir de l’autarcie et de l’isolation dans laquelle son gouvernement tyrannique d’une part et la communauté internationale d’autre part la maintiennent depuis de longues années.

D’une ruelle à l’architecture typiquement chinoise aux imposants et somptueux temples birmans couverts d’or, (dont le symbole du pays l’inestimable pagode de Schwedagon) qui scintillent de jour comme de nuit et habillent la lune d’une robe couleur safran, aux étals de rue qui débordent de légumes et d’épices en tout genre, le tableau garde une troublante unité dans sa multiplicité: partout, sur tous les visages, cet authentique et généreux sourire qui s’étale jusqu’aux oreilles et fend les visages que nous côtoyons jusqu’à en souligner les traits les plus discrets et les plus raffinés. Notre première rencontre avec le peuple birman est touchante car si affable et pleine de respect.

“ Where are you from? What is your name? What is your job? Where are you going to? First time in Burma?”
Et lorsque l’on prend le temps de savourer et de répondre à chaque sourire, nous voilà aussitôt embarqués dans une discussion passionnée et passionnante qui très souvent aborde à un moment ou un autre et dans la plus haute discrétion bien sûr, le sujet des troubles auxquels le pays doit faire face sous l’emprise d’une politique dictatoriale et irrespectueuse des droits de l’Homme.
Troublés, au terme de chaque discussion, nous réalisons pourtant avec humilité combien la population birmane reste positive et soudée malgré la souffrance qui s’est faite quotidienne. A armes inégales certes mais bien réelles et efficaces dans leur mesure, le peuple birman se protège et répond aux coups derrière son inégalable bouclier de sourires ... .
Et aussi critiquable que soit la solution, sans aucun doute est-elle la plus humble qu’ils aient trouvée.
Elle nous inspire à la fois éloges et admiration.
L’effervescence de Yangon se dissipe après quelques jours derrière la poussière des chemins qui nous mènent vers Mandalay, située sur les bords de l’Irrawaddy. Après une douzaine d’heures glaciales de bus sur-climatisé (pantalons, chaussettes, pull, veste et bonnet ne nous auront pas protégé du courant glacial dispersé par le climatiseur!), nous débarquons dans la deuxième plus grande ville du pays, sous un trafic routier des plus anarchiques car dépourvu de tout feux de signalisation.
Si la cloche de l’immense tour postée au milieu de la ville s’efforce de retentir au-delà du vacarme, on la considère davantage comme le point de ralliement de tous les rickshaws du coin que comme un véritable indicateur du temps qui s’écoule et se perd dans l’activité quotidienne.



Avec 87 % de bouddhistes, la Birmanie s’affiche fièrement comme le pays comptant le plus de moines et de nonnes par habitant. Si les hommes sont indubitablement plus nombreux à rejoindre le monastère, les femmes elles-aussi investissent les lieux sacrés dans l’espoir d’accumuler des mérites qui profiteront à leur famille entière. Nul n’est cependant tenu d’y passer sa vie mais bien quelques semaines voire quelques mois, selon le désir et ce, au minimum deux fois dans leur vie, à raison d’une fois entre l’âge de 5 et 15 ans et une seconde fois après 20 ans.

Non loin, alors que le son de cloche d’un monastère retentit dans le district des moines, un autre temple, vieux de plus de 200 ans, entièrement construit en tek, impose sa gracieuse silhouette dans l’immense cour qui lui a été réservée. Alors que nous nous en approchons, des chants religieux tintent l’air et invitent au recueillement pendant que deux vieux moines édentés et aux visages labourés de rides fument leur pipe à l’ombre d’un arbre au tronc sillonné par les années. Un “min-gala-ba” (bonjour en birman) jovial suivi d’un petit signe de la main suffiront pour nous indiquer que nous sommes les bienvenus. Mais déjà, voilà que les deux visages disparaissent derrière une bouffée de fumée ... .
Restent les chants qui s’élèvent dans l’air et à y tendre l’oreille de plus près, semblent avoir atteint les nuages ou du moins, une reposante demeure céleste.

La journée s’allonge et les rayons du soleil investissent l’horizon comme une magnifique scène de danse où les couleurs s’entremêlent dans un intime ballet dont l’apogée se situera au moment exact où l’astre du jour aura tiré sa révérence et disparu entièrement derrière son rideau d’or. Alors le chef d’oeuvre pictural marquant la fin du jour fera son entrée, dans sa robe rougeoyante, dans ses gants de feu, dans ses souliers couleur passion. Et le ciel explosera d’amour. Et la nuit sera son amante.

Pour assister à ce spectacle, nous rejoignons Amarapura, “Cité de l’Immortalité.” Si la danse nocturne n’en est encore qu’à ses prémisses, l’horizon s’est déjà teinté d’un voile orangé. Pour le souligner, le plus long pont de tek au monde (1.2 km), l’U-Bein’s bridge, traverse la scène et paraît relier d’un fil continu l’obscurité qui gentiment s’est immiscée. Le long de ses 1060 poteaux qui s’enfoncent dans une eau rougeoyante et brûlante, le pont voit défiler des centaines de moines dans leur robe bordeaux venus se rassembler et méditer pour le coucher du soleil. Egalement, des pêcheurs ralliant leur village situé de l’autre côté du pont, des vendeurs au vélo rempli de jerricanes d’eau, des femmes et des fillettes aux paniers de légumes flanqués sur les hanches, des vieux attirés par la promenade du soir, des mendiants en quête de quelques piécettes. Les ombres défilent sur l’horizon comme un cortège de funambules que la nuit aura bientôt avalés entièrement. Gracieuses et fragiles silhouettes qui s’exécutent puis disparaissent telles d’éphémères ombres chinoises sur une toile d’or.
Bientôt, l’ombre de la nuit a envahi la scène et met fin au spectacle en y jetant son rideau de velours ... .


Hsipaw s’offre à nous alors que la lumière décline et ourle de vermeil les silhouettes qui se bousculent sur la place du marché. Loin du tumulte et de la poussière de Mandalay, la petite station semble respirer un air de tranquillité qui lui est propre, avec son petit marché local, ses restaurants qui fument derrière de lourdes casseroles de légumes, sa rivière qui murmure au rythme du temps qui s’écoule, ses monastères d’où s’élèvent des chants mélodieux, sa fabrique de nouilles qui sèchent au vent comme un rideau de cheveux d’ange. Et à regarder en l’air, on s’étonne de voir comme le paysage confond avec une étrange harmonie l’ombre d’une église chrétienne, celle d’une mosquée, celle d’un temple hindou et celle d’un monastère.



Quelques jours à se délecter de la tranquillité du coin et de la fraîcheur du soir, à visiter les villages environnants où l’on est accueilli à coups de grands signes de la main et de sourires généreux. A visiter temples et monastères où l’on se régale des petits sourires gênés mais amusés lancés par les jeunes nonnes qui voient Marc (seul présence masculine en leurs lieux !) les saluer. Partout, on nous invite à prendre le thé, à visiter les lieux, à s’agenouiller devant les innombrables statues du Bouddha, à raconter d’où l’on vient, vers où l’on chemine. Quel bonheur de se sentir toujours si bien accueillis, d’entendre dire à quel point l’on est heureux et honoré de notre présence, d’écouter les récits discrets de ceux qui militent en silence et espèrent jusque dans leurs rêves. Partout, sur tous nos chemins, les Birmans essaient de nous communiquer leurs craintes, leurs souffrances face à ce gouvernement qui les oppresse. Qu’ils soient moines, marchands de légumes, guides, hôteliers, chacun veut s’exprimer, raconter mais également savoir, connaître, se renseigner. Sur nous, notre pays, notre politique, notre monde occidental, nos valeurs, nos droits ... .
Une humble manière de sortir de leur isolation.
“ Rassemblez toutes les cathédrales médiévales d’Europe sur l’île de Manhattan et jetez-y encore une bonne poignée d’autres pour la bonne mesure et vous commencerez à percevoir la grandeur de la plaine de Bagan.”

Avec ses 4400 temples (datant de 800 ans!) étalés sur plus de 40 km2, la ville de Bagan peut facilement se disputer la couronne d’Asie du sud-est avec sa rivale, les temples d’Angkor. Si celle-ci peut sans nul doute vanter la beauté individuelle propre à chacun de ses temples, de son côté, on ne peut enlever à Bagan la splendeur inégalable de la vue qu’elle offre de cette plaine jonchée de temples (appelés “stupa”) sur un horizon qui semble ne jamais finir. Pas étonnant qu’un tel sens de grandeur et d’ambition ait plongé une cité entière vers la ruine, laissant la ville vulnérable aux attaques de Kubilai Khan en 1287. Quelques années plus tard, en 1975, un tremblement de terre de 6.5 sur l’échelle de Richter vient s’ajouter aux dégâts et endommager les principales structures de Bagan. Pourtant, et de pair avec les efforts fournis par l’UNESCO pour rénover ou consolider certains temples dans le besoin, le site ne regorge pas moins d’une magnificence difficilement égalable.

Il nous faudra plusieurs jours pour faire le tour des temples que nous avons envie de voir et se nourrir des magnifiques lumières qui pleuvent sur les stupas et leur confèrent une énergie divine.

Alors que la lumière n’a pas encore percé l’obscurité de la nuit, nous débutons notre marche dans la fraîcheur du petit matin, suivant les pas et le sourire décidés de notre guide birman, Kuchi. Forêts de pins, collines râpées qui se rencontrent, s’apprivoisent et se marient pour mieux jouer de leurs délicieuses rondeurs, comme prises dans un incessant ballet amoureux, plaines jaunes paille ou rouge ocre d’une terre assoiffée qui semble s’en être remis aux dieux, les paysages sculptent notre regard et le font valser par-delà la chaleur écrasante qui nous assomme. Au loin, deux fragiles silhouettes se dessinent dans les contours des collines arides et bientôt nous rejoignent de leur pas pressé. Un échange de sourires, de “min’gla’ba”, quelques questions à notre propos à notre guide dans le dialecte local et la rencontre s’achève sur de nouveaux sourires. Un signe de la main.
Après quelques heures de marche et des litres d’eau avalés, nous sommes accueillis dans une minuscule école aux fenêtres sans vitre, à la porte sans verrou, au mobilier sans chaises. Des regards curieux mais déjà charmeurs se posent sur nous alors que nous prenons place derrière la dizaine d’élèves rassemblés à genoux autour d’une unique petite table basse. Un tableau noir pour seul support, déjà criblé de lettres que nous sommes bien incapables de déchiffrer. Devant, une femme d’un certain âge, aux yeux profonds, aux mains ridées et usées donne le cours. Nous sommes samedi, c’est les cours de “rattrapage” qu’une enseignante à la retraite se plaît de donner aux quelques élèves qui en ont besoin, pendant que dehors, quelques mamans papotent à l’ombre d’un vieil arbre. Lorsque nous ressortons de la classe, elles insistent pour que nous les prenions en photo et nous offrent des sourires qui valent tous les kilomètres parcourus jusque là.



Cette nuit, nous dormirons dans la salle principale du monastère, à-même le sol et quelques couvertures pour nous tenir au chaud, parmi les ronflements des vieux moines et les filets de fumée qui s’échappent du feu de cuisine.
Il est à peine 05h du matin quand nous sommes réveillés par des chants religieux qui peinent encore à former une mélodie harmonieuse au vu de l’heure si matinale. On dirait davantage une cacophonie de voix qui tentent tant bien que mal de se maintenir éveillées alors qu’on vient les arracher à leur lourd repos. Et pourtant, comme chaque matin, l’heure de la prière a débuté alors que le soleil lui-même ne s’est pas encore présenté. A genoux, les mains jointes, les yeux fermés, une trentaine de jeunes novices s’est inclinée devant l’autel principal (à côté duquel nous dormons!) et récite avec monotonie mais respect les mantras traditionnels. Nous restons allongés, la tête enfouie sous les couvertures pour se protéger du froid matinal, à écouter s’élever les mélodies sacrées et à s’imprégner de ce réveil si particulier. Mais déjà les rayons percent par les fenêtres et le jour nous invite à nous lever et à reprendre bientôt notre marche, après un délicieux déjeuner et quelques histoires racontées par notre guide.

Quelques heures de marche et nous arrivons finalement au splendide lac Inlé où le temps flotte au fil de l’eau, alors que les montagnes plongent dans les eaux calmes, brouillant la distinction entre Terre et Paradis.

Au petit matin, alors que le lac sommeille encore, nous embarquons dans une petite barque à rames et filons se délecter du spectacle. Autour de nous, aucun bruit, sinon celui de ces longues barques élancées qui caressent les flots et fendent la lumière dorée du soleil qui s’étire, telles de longues aiguilles filantes sur une broderie de soie. Quelques délicates silhouettes de pêcheurs, véritables hommes des eaux, se découpent sur la vaste plaine liquide dont les contours se mêlent indistinctement avec l’étendue céleste. Hommes-équilibristes dont la jambe a désormais épousé la rame et se fait le moteur d’une barque qui lèche le paysage alors que l’astre du jour pointe derrière les montagnes en feu. Tout est si calme, si tranquille. Réflexion parfaite d’un monde qui flotte paisiblement sur l’eau, comme un mirage glissant sur un horizon brumeux.

Non loin également, un ancien monastère de bois où les moines ont appris à leurs chats à sauter!!
Décidément, il devient difficile de savoir dans quel monde nous nous retrouvons soudain parachutés.
Cependant, la population ne vit pas exclusivement sur le lac et la charmante ville qui longe le lac joue également de ses charmes, avec son marché qui recèle de trésors pour les papilles, ses petites échoppes locales, ses BBQ de poisson le soir, et ses montagnes qui surplombent la région comme de véritables gardiens de la paix.
Après à peine deux jours sur place, nous apprenons avec ô-grande-surprise-combien-bienvenue qu’à quelques kilomètres à vélo de la ville, une importante plantation de vigne et son corollaire, une production de vin, ont été mis en place depuis quelques années. C’est l’occasion pour nous d’aller y faire un tour et de, forcément, participer à la dégustation des précieux nectars, histoire de voir si nos papilles gustatives sont toujours au top! Au menu, la dégustation de 8 vins pour la bagatelle de 2 CHF, la décision est vite prise! Et les effluves mettront peu de temps à se faire sentir ... .
Nous nous abreuvons et nous nourrissons des splendeurs d’Inlé pendant près d’une semaine sans jamais se lasser de ses secrets. A nouveau, nous rencontrons des birmans toujours extrêmement accueillants, souriants, et désireux de communiquer. Pour dire, pour raconter, faire savoir. Mais également pour apprendre, comprendre et continuer d’espérer ... .

C’est avec le sentiment d’avoir vécu un véritable coup-de-coeur pour ce pays, ses habitants et ses beautés que nous quittons la Birmanie après 28 jours de visa, repartant avec des centaines de sourires collés au coeur.
Nous rejoignons Yangon puis Bangkok d’où nous cheminerons ensuite vers le Cambodge, le Viêt Nam puis les Philippines.
Que la route soit encore si belle ... .