Escale tropicale
Escale tropicale
19 juin au 14 juillet
Entre sel et sable
Nous quittons Ulaan Baatar l’infatigable et troquons nos couvertures de yak pour une tenue plus légère et plus exotique, demain nous serons en Thaïlande.

Virement de cap volontaire ou changement d’itinéraire imposé? Allez demander au gouvernement chinois ce qu’il en pense. A l’approche des Jeux Olympiques, la tension devient palpable, si bien que les visas pour la Chine deviennent extrêmement difficiles à obtenir, voire impossibles. La Grandes Muraille, heureusement, n’est pas prête de s’écrouler.
Forcés de devoir contourner le pays de Mao, notre tracé prend d’autres contours et son allure soudain se précipite: nous sommes contraints de prendre un vol, à notre grand regret. Des plans qui tombent à l’eau, des velléités de voyage qui doivent faire face à de nombreux aléas, des changements de situation à devoir accueillir. Rester ouverts à l’imprévu, parce qu’il nous réserve, lui aussi, des expériences à vivre, ailleurs, là où l’on ne pensait pas.

Par désir de se rapprocher de l’Inde, nous atterrissons à Bangkok, porte des enfers pour certaines de nos mamans, ville cosmopolite aux airs futuristes pour d’autres. Le changement de culture et de climat est, il faut l’avouer, quelque peu brutal avec des températures qui avoisinent les 35 degrés et un taux d’humidité qui s’élève à près de 90 %. Peu s’en faut pour que nous nous transformions en serpillières, en chiffons détrempés que la meilleure des essoreuses ne parvient pas à sécher. Le slip qui colle au cul 24 h/ 24h, les pores qui explosent, les aisselles qui se manifestent... . Bienvenue dans un pays tropical!

Quelques jours à Bangkok nous suffisent avant de prendre bus et bateaux pour quitter les vapeurs du bitume brûlant. Très vite il devient sable blanc, qu’une mer aux eaux turquoises vient caresser. Devant nous, le plus bel aquarium à l’échelle terrestre. Ici, poissons clowns, requins baleines ou poissons papillons ne risquent pas de buée sur les vitres! Marc en profite pour faire son brevet de plongée pendant que je m’émerveille, à d’autres profondeurs, des joies du snorkeling.

Alléchés par les spécialités culinaires, nous faisons péter curry verts, poisson au lait de coco, salades de papayes ou padthais. Le corps se laisse aisément hydrater par les mango ou banana shake, pendant que notre peau dore sous les rayons du soleil. Avouons-le, la Thaïlande est un petit paradis, tout y est si simple, bon et beau. Pas difficile d’y séjourner près d’un mois au total, bercés par la douceur des jours.
Cependant, les quelques averses tropicales que nous vivons nous rappellent que la mousson indienne nous attend, plus puissante, nourricière ou dévastatrice. L’immense occasion, grâce à ce changement de cap, de rencontrer mes parents qui y sont pour 2 semaines de vacances.

Nous avons hâte de revoir quelques visages familiers et de conter nos aventures.
Bangkok - Bangalore (Bengaluru), un même continent, deux mondes totalement différents. L’Inde à des kilomètres de là, poussiéreuses, surpeuplée, agitée. L’Inde vibrante comme on la connaît, tant de fois décrite et sujette aux innombrables regards que chacun lui porte. Fascinante et épuisante à la fois, abondante ou crève-la-faim, qui attise vos émotions, réveille vos sens, éveille en vous un brasier incandescent que la plus dévastatrice des moussons ne saurait éteindre.
L’Inde à quelques heures de là ... .
